Souriez, vous êtes surveillés

Voilà que la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, annonce le triplement de cameras de surveillance dans nos villes en mois de trois ans !

Le temps de la surveillance généralisée est venu. Nos ordinateurs sont aussi infiltres de la CIA a l’époque de la guerre froide. Nos voitures sont truffées de puces qui permettent de les localiser à tout moment. Nos téléphones portables sont des délateurs électroniques ambulants. Les couloirs du métro, les rues de nos villes ont vocation à se transformer en studio de cinéma où l’on pourra voir qui tient la main de qui, qui embrasse qui et, évidement, qui arrache le sac à main de qui- si le voleur n’a pas pensé à mettre sa cagoule. Nos cartes bancaires enregistrent chaque retrait d’argent liquide, chaque acte d’achat.

Toutes nos dépenses de santé sont répertoriées. Nos achats sur l’Internet peuvent nourrir de formidables banques de données. Et celui qui saura exploiter vos clics- commande de billets d’avion ou de train, remplissage de votre caddie au e-supermarché, choix de livres ou de spectacles- sera en mesure de connaitre vos besoins et vos désirs. Un rêve de marketing.

Tous surveillés, donc. C’est certes angoissant, mais cela peut s’avérer rassurant. Qui peut refuser que les cyberflics traquent les cyberpedolfiles ? Qui va s’opposer à l’installation de caméras dans la station de métro ou, cet été, a été tue un touriste italien agresse par des voleurs à la tire ? Qui osera demander la suppression du NIR, ce numéro unique qui permet aux ordinateurs du ministre de Finances, les mieux renseignés de France, de traquer les fraudeurs en tout genre ? Il n’y a pas de défense des libertés sans sécurité des citoyens.

Reste qu’aujourd’hui la panoplie high-tech est si riche, grâce aux progrès de l’informatique et de l’électronique, que son utilisation pose un tas de questions philosophiques et éthiques, mais surtout politiques. Chacun peut désormais surveiller ou faire surveiller l’autre. Le mari surveille son épouse ; le patron, ses salariés ; les groupes industriels, leurs concurrents.

Fréderic Ploquin, Marianne, 12/01/2008

Mes réflexions personnelles

À mon avis, la surveillance est nécessaire dans mon pays parce que ces derniers temps, la délinquance y a beaucoup augmenté. En effet, quand on marche dans la rue  ou on prend le transport public on a peur de se faire voler quelque chose ou d’être tué par quelqu’un. Par conséquent,  j’approuve l’installation de caméras dans des endroits spécifiques  car je crois que ça peux aider la police à attraper les délinquants. Parfois, nous nous sentons surveillés ; malheureusement ça c’est le prix qu’il faut payer pour notre sécurité.